Arts

Alicia Penalba

Le langage des formes

17 sept 2021 15 déc 2021

Exposition proposée en partenariat avec la Galerie A&R Fleury.

L’occasion unique de redécouvrir l’univers singulier et sensible d’Alicia Penalba et son rapport à l’art abstrait.

L'exposition se tiendra conjointement dans 2 lieux : 

- à la Galerie A&R Fleury (avenue Matignon) du 15 septembre au 30 octobre 2021

- à la Maison de l'Amérique latine, salle Asturias, du 17 septembre au 15 décembre 2021

 

Alexandre et Richard Fleury sont heureux de consacrer une exposition monographique à Alicia Penalba (1913-1982), artiste d’origine argentine et grande figure de la sculpture abstraite d’après-guerre. 

Elle sera l’occasion unique de redécouvrir l’univers singulier et sensible d’Alicia Penalba et son rapport à l’art abstrait. Initiée par la galerie A&R Fleury, cette rétrospective déployée en deux lieux réunira quarante œuvres, sculptures et collages, choisies pour offrir une vision approfondie de son œuvre, porté tout à la fois vers l’éclatement des formes, la conquête des espaces et la monumentalité́. 

 

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está es mi inmensidad en bruto, a cántaros,

éste es mi grato peso, que me buscara abajo para pájaro;

César Vallejo

 

là est mon immensité brute, torrentielle,

là est mon poids si léger qu’il me cherche au sol pour me faire oiseau ;

César Vallejo (trad. François Maspero)

 

Poids léger

 

Entre l’Extrême et l’Occident il y a Alicia Penalba. L’oiseau Penalba qui ne se préoccupe pas de ses plumes disait si justement Michel Seuphor.

Sculptrice de première grandeur, son œuvre a été trop longtemps éclipsée par les circonstances, sa notoriété au purgatoire après sa mort : sa voiture est fauchée par un train, en 1982.

La Maison de l’Amérique latine, avec le Musée Rodin, avait commencé à la remettre sur le devant de la scène, en exposant ses œuvres d’atelier en 1988.

Il faut donc saluer l’initiative de la Galerie A&R Fleury : en présentant quarante pièces à la Galerie et à la Maison de l’Amérique latine, elle contribue à lui donner sa place parmi les grands sculpteurs de la deuxième moitié du 20e siècle.

Son enfance argentine fut errante, au gré de l’installation des lignes de chemin de fer par son père, entre Patagonie et Cordillère des Andes, entre vertige horizontal et vertige vertical.

Installée en France depuis 1948, elle a transformé l’extrême Amérique du Sud en destin artistique, reconnaissable entre tous, son nom-valise Pen/Alba le confirme, entre pénombres crépusculaires et aubes naissantes.

François Vitrani, Directeur général de la Maison de l’Amérique latine
(préface du catalogue)

 

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Biographie

Penalba arrive à Paris en 1948 et y rencontre les avant-gardes d’après-guerre, dont Brancusi, Giacometti, Pevsner et Arp. Elle affirme progressivement son univers personnel en venant à l’abstraction à partir de 1951. Sa rencontre déterminante avec Claude Bernard en 1957 signe un tournant, celui du succès et de la reconnaissance internationale. Les expositions à l’étranger se multiplient, notamment à la Otto Gerson Gallery de New York en 1960, et le grand prix de sculpture lors de la VIe Biennale de São Paulo, en 1961, consacre définitivement l’originalité de son œuvre au sein de la création contemporaine.
Plus récemment (oct. 2016-février 2017), le musée MALBA Museo de arte latinoamericano de Buenos Aires, organise une grande rétrospective sous le commissariat de Victoria Giraudo.

(extrait du communiqué de presse, Galerie A&R Fleury)