Hommage à José Triana

(1931-2018)

Mardi 16 sept. 2025 — 19h

© à Cuba avec Lezama Lima, son épouse Maria Luisa Bautista et Chantal Triana, s.d.

Soirée hommage en mémoire de José Triana (1931 - 2018), poète, dramaturge et romancier cubain,  autour de son dernier livre publié en français : Voltes du miroir, Vueltas al espejo, traduction Alexandra Carrasco.

Avec Patrick Straumann, Alexandra Carrasco, Aline Schulman et Chantal Triana.

De José Triana, Alexandra Carrasco, sa traductrice, écrit dans sa préface : « Cette disponibilité à l’autre, cette curiosité sans frontières qui faisait fi des goûts en vogue, d’une quelconque hiérarchie ou de l’échelle des valeurs dictée par l’establishment intellectuel, étaient le reflet d’une liberté d’esprit et d’une capacité d’étonnement qui transparaissent dans son œuvre ». Elle ajoute : « En toute logique, la recherche du sens incluait chez lui une éthique rigoureuse, et c’est bien en cela aussi qu’il habitait “en poète sur la terre”. »


Les poèmes de Voltes du miroir convoquent mythologie, rêves, souvenirs, enjeux de l’existence…, ils interrogent et disent avec lyrisme «le métier de vivre», sans complaisance ni lamentation.


José Triana est un poète, dramaturge et romancier cubain. Né à Hatuey, Camagüey, le 4 janvier 1931, dans une famille modeste d’origine ouvrière, il part pour l’Espagne en 1952 et suit les cours de l’Université de Madrid en 1955. Il fréquente le monde du théâtre et du cinéma, participe au Grupo Dido (1956-1957) et est assistant à la mise en scène au Teatro Ensayo. Puis il voyage à travers l’Europe : France, Belgique, Italie et Angleterre. En janvier 1959, il rentre à Cuba, et travaille dans la Compagnie nationale de téléphone. Plus tard, il sera acteur et conseiller au Teatro Sala Prometeo que dirigeait Francisco Morin. Devenu conseiller littéraire au Consejo Nacional de Cultura et éditeur à l’Institut du livre cubain, il collabore à différents journaux ou revues cubains : Ciclón , Lunes de Revolución, Casa de Las Américas, Unión et la Gazeta de Cuba. En 1961, il assiste au premier Congrès National des écrivains et artistes de Cuba. Il s'est fait connaître mondialement par sa pièce de théâtre La nuits des assassins (1964) qui aura un succès retentissant. En 1980, il s’exile en France avec son épouse Chantal. Il meurt à Paris le 4 mars 2018.