Animée par Oscar Barahona, Nelson Gómez, Francisco González et Michel Plisson.
Cette séance est dédiée au candombe de l'Uruguay.
Le candombe uruguayen (à ne pas confondre avec le candomblé brésilien) est un genre musico-chorégraphique originaire des pratiques des anciens esclaves venus d'Afrique durant la traite. Aujourd'hui musique et danse identitaire de l'Uruguay dans lesquelles se reconnaissent Blancs, Métis et Noirs à Montevideo et depuis peu dans les provinces de l'intérieur et même dans certains faubourgs de Buenos Aires, le candombe est devenu depuis les années 1990 une expression de la jeunesse uruguayenne.
Le candombe est aujourd'hui pratiqué dans tous les pays où la diaspora uruguayenne est présente. Il se joue traditionnellement sur trois tambours, en formations déambulatoires pouvant compter de trois musiciens jouant chacun un des tambours (cuerda) à près d'une centaine (comparsa). Il a été inscrit en 2009 par l'Unesco sur la liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité.
Uruguayen arrivé adolescent à Paris, formé en France et devenu photographe auteur, Pedro Lombardi documente le candombe et le tango depuis de nombreuses années (expos, livre, film documentaire). Musicien depuis l'enfance (guitare, batterie et percussions), il retrouve ses racines avec son groupe La Milongón en jouant les tamboriles et en chantant.
La Milongón aborde un répertoire de musiques originaires du Río de la Plata telles que le tango, la milonga, la chamarrita et bien sûr le candombe, en mettant l’accent sur leur matrice africaine. Le groupe prépare l'enregistrement d'un disque qu'il viendra nous présenter lors d'une prochaine séance.