Hors les murs

Broken Idols

Maëlle Galerie

06 juin 2019 20 juil 2019

NAYARI CASTILLO - KENNY DUNCAN - RADAMÉS ‘JUNI’ FIGUEROA - PEPE LÓPEZ - CARLOS MARTIEL - NADÍN OSPINA - OSCAR ABRAHAM PABÓN - NELSON PERNISCO - EMMANUEL RIVIÈRE - PAUL SOUVIRON

"L’exposition rassemble des artistes qui, dans un esprit iconoclaste, travaillent la déconstruction et proposent un espace culturel hybride. La perte d’un idéal, qui révèle de multiples couches dénonce une romance entre le centre et la périphérie, illustrant la pensée de Franz Fanon « peau noire et masques blancs».
Les pièces sélectionnées sont de petites bombes à retardement, qui tentent de déchiffrer le symbolisme du monument. Expériences dans lesquelles des icônes de la culture dominante sont utilisées à partir de la périphérie ou inversement, en tant que passeport de mobilité sociale. Neuf oeuvres combinant nativisme et internationalisme, où se mêlent un mélange inquiétant d’exotisme, de nostalgie et de déracinement sont données à voir.

 


L’exposition aura pour toile de fond une tapisserie «tropicale», revisitant les décorations françaises du 19ème siècle. Créé par Pepe Lopez, dans l’esprit de « l’exposition universelle » elle évoque l’exotisme français riche, orné de singes et de palmiers qui cachent l’image de dangereuses favelas de Caracas. Un buste néo-classique, sur pilotis, évoque l’idée de la crise actuelle en Europe et la performance de Carlos Martiel nous confronte à l’image puissante de son corps noir alors qu’il déchire, à même sa peau, des étoiles dorées, symbole de la communauté européenne.

 


Emmanuel Rivière, lui, transforme le vide intérieur d’un masque rituel africain en un volume blanc et immaculé. Nadin Ospina, présente l’un de ses objets archéologiques les plus connus, un Mickey réalisé à l’aide de techniques ancestrales pour modéliser les dieux pré-hispaniques, et Nelson Pernisco sauvegarde des images de rebellions où les monuments sont détruits par la communauté. Comme les traces de peinture dans un vieil immeuble, chaque oeuvre est un voyage et une immersion dans les jeux paradoxaux qui composent nos icônes, une invitation à tourner la page, à regarder nos bunkers brûler et laisser le miel couler sur nos blessures."


Rolando J. Carmona, commisaire de l'exposition